Sève, les amis de Joseph Capus

Les amis de J.Capus

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Fondée le 18 mars 2005 à Cour Cheverny, l’association "Sève, les amis de J.Capus" a ainsi défini dans ses statuts son objet :

"Fédérer les vignerons engagés dans des modes de culture et de vinification respectueux de l’environnement, aboutissant à des vins originaux et authentiques, représentatifs de leur terroir dans l’esprit originel de l’AOC , respectueux des consommateurs. Obtenir la refondation des AOC sur cette éthique : qualité, originalité, respect de l’environnement, agriculture durable et solidaire, respect du consommateur."


ACTUALITE

- Il me semble illusoire voire stérile de figer nos pratiques, par des textes d’une précision implacable,

Textes que nous sommes pourtant en train de nous imposer...

Alors qu’en raisonnant en terme d’objectifs à atteindre, on peut garantir tout autant la qualité, mais à travers une adaptation permanente à un contexte en perpétuelle évolution. Et là l’avenir est ouvert.

Encore faut-il se mettre d’accord sur les fondamentaux concernant l’AOC...

Enfin vis-à-vis du consommateur, il me semble également totalement illusoire de prétendre fournir des descriptifs de chacun de nos climats et par là les figer. Certes cela ne simplifie pas la communication.

Mais la notion d’AOC doit-elle être simplifiée ???

Est-ce à l’AOC d’aller vers le consommateur ?

Là aussi, je ressens l’approche de l’AOC comme une démarche personnelle, une recherche initiatique presque, tant du producteur que du consommateur.

A chaque génération de réinterpréter la partition.

Pour ceux qui veulent de la simplicité, il existe d’autres sortes de vins, bien définis et normalisés !

Ensuite, l’AOC a sa raison d’être, c’est une exception, une autre dimension du vin.

A chacun de la découvrir, à l’infini."

Claire NAUDIN le 24 Juin 2008 source Blog Berthomeau

-  Sauf disposition particulière prévue par le cahier des charges d’un produit laitier ou agroalimentaire bénéficiant d’une appellation d’origine contrôlée et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2010, les principaux points à contrôler et leurs méthodes d’évaluation permettant le contrôle des appellations d’origine contrôlées relevant de ces secteurs sont ceux approuvés par le comité national des appellations laitières, agroalimentaires et forestières de l’Institut national de l’origine et de la qualité en ses séances des 19 mars et 3 et 4 juin 2008 et par sa commission permanente en ses séances des 24 janvier, 28 février, 20 mars, et 3 juin 2008

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« Il faudra prouver, à l’OMC, que les appellations d’origine sont un bien public »

Pour défendre et promouvoir les appellations d’origine à l’OMC, encore faut‐il s’interroger sur les forces en présence, décrypter les motivations, y compris culturelles, qui guident les stratégies commerciales, en reconnaître la complexité et ne pas sous‐estimer l’inattendu qui surgit dans toute négociation. Il faut aussi exiger des appellations d’origine qu’elles soient au dessus de tout soupçon et concourent réellement au bien public. la suite

-  PRODUITS DU TERROIR MEDITERRANEEN : CONDITIONS D’EMERGENCE, D’EFFICACITE et MODES DE GOUVERNANCE Introduction

Les appellations d’origine révèlent des pratiques anciennes ; le nom d’un terroir désigne une réputation, une histoire et un savoir faire. Les indications géographiques telles que "Parmigiano" ou "Comté" datent du 13ème siècle. Cette pratique est également observée hors d’Europe, comme dans le cas des pommes de terre de l’Idaho, dont l’indication remonte au 19ème siècle1. Le terme terroir est difficilement traduisible et les anglophones se plaisent à le citer dans le texte français comme pour en préserver quelques saveurs particulières. De là, à laisser entendre que le goût du terroir est une légende ou une pratique culturelle, il n’y a pas loin et certains auteurs comme Justin Hughes n’hésitent pas à engager le débat sur la « mythotologie des produits de qualité2 ». Sans tomber dans ces extrêmes qui visent à dénoncer le caractère subjectif, voir imaginaire des pratiques « mythologiques », il nous faut reconnaître la nécessaire construction culturelle que constitue une démarche de qualification de produit. En effet, l’appellation d’origine joue dans notre fonctionnement culturel d’interprétation des signes, et plus particulièrement joue dans la « triade » : signe, signifiant, signifié. Une indication géographique ou un label d’origine accordé à un produit désigne un nom géographique. Cette désignation constitue le premier sens « littéral »du mot (Pélardon, par exemple). Mais ce signifiant signale un lieu et joue un rôle d’identifiant géographique (il renvoie à la zone des Cévennes et ce indépendamment de la réputation). Enfin, ce qui est signifié (le fromage de chèvre) est un produit issu d’un noeud de relations où se croisent des facteurs qualitatifs échappant souvent à toute technique de quantification ou de qualification par les sciences exactes : environnement, culture, histoire, climat, géologie, techniques de productions, société constituent les attributs qui sont renseignés dans les cahiers de charges délimitant un produit. Les producteurs de volailles, de fromage, de jambons précisent et détaillent leurs pratiques en spécifiant tantôt la taille de la louche en bois utilisée ou tantôt le nombre d’heures de sorties autorisées en plein jour pour leurs animaux. La liste des détails codifiant les usages et les pratiques s’est construite au fil du temps. la suite -

source Journal du Dimanche du 2 mars 2008 Vins.

Les AOC réservées aux meilleurs crus, les appellations « de pays » sur la sellette Les classements vont changer Les visiteurs du Salon de l’agriculture dégustent sans doute les dernières cuvées de vin AOC à bas prix.

L’an prochain, il ne sera théoriquement plus possible de trouver des bordeaux à 3 € en Appellation d’origine contrôlée. Une révolution est en marche. Sous la houlette de son président, Yves Bénard, la section des vins et spiritueux à l’Institut national des appellations d’origine (Inao) est en passe de bouleverser le classement des vins français.

L’Inao va procéder à une grande remise à plat. L’institut considère que le système des AOC est dévoyé : à 450 appellations, ce label n’est plus synonyme de produit d’exception. L’objectif est d’aboutir à une nouvelle segmentation du marché. Au bas de l’échelle, des vins de marque d’entrée de gamme, vendus de 1 à 5 €.

Au milieu, des vins intermédiaires pouvant représenter des régions comme le Bordelais ou le Languedoc, commercialisés entre 5 et 10 €. Enfin, dans le haut du panier, l’AOC serait réservée à environ 200 terroirs ou zones communales typiques, et les prix supérieurs à 10 €. La mention pourrait même être remplacée par son équivalent européen, AOP, pour Appellation d’origine protégée. « Notre choix n’est pas arrêté », dit Yves Bénard. Doper les ventes à l’exportation Cette réforme doit être mise en oeuvre pour les vendanges de septembre prochain, afin de porter sur le millésime 2008. Auparavant, un rapport sera remis, miavril, au ministre de l’Agriculture Michel Barnier. « Nous serons prêts », affirme Yves Bénard. Dès son arrivée, en 2007, cet ancien patron de Moët & Chandon, la puissante maison de champagne du groupe LVMH, avait asséné la sentence : « J’ai passé ma vie à vendre le plus de vin possible, et le plus cher possible. » Un message choc destiné à bousculer le monde viticole. L’objectif : doper les ventes à l’exportation, concurrencées par les vins du Nouveau Monde (Argentine, Afrique du Sud, Australie...).

Résultat, les 140 000 vignerons de France sont sur le pied de guerre. Tous les cahiers des charges des prétendants à l’AOC sont actuellement en cours de réécriture. Le nébuleux système des « agréments » a d’ores et déjà été réformé. Les autorisations de vente sous Appellation d’origine contrôlée seront dorénavant accordées par des organismes indépendants, en cours de constitution. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les vignerons eux-mêmes s’attribuaient jusqu’ici le droit à l’AOC, par le biais de leurs syndicats professionnels. « La dégustation ne sera plus le seul critère, il faudra aussi compter avec l’état de la propriété ou l’esprit dans lequel un vigneron de terroir vinifie son vin », explique Yves Bénard. Les vinificateurs de génie, dont les dosages décalés interdisaient l’accès à l’AOC, pourraient donc accéder à l’élite. Du vin de pays au vin de territoire Dans le même temps, une autre réforme menée par la commissaire européenne à l’Agriculture, la Danoise Mariann Fischer- Boel, touche les « petits » vins. A partir de 2009, les vins de table pourront ainsi faire mention d’un millésime et d’un cépage. L’objectif est de permettre la création de marques de grand gabarit : un chardonnay 2008 approvisionné avec des raisins venus aussi bien de Bourgogne que du Languedoc, par exemple.

« Le client risque de se désolidariser de ces vins, dont le goût et la typicité ne sont pas garantis », conteste Jacques Gravegeal, président du Syndicat des vins de pays d’Oc (800 millions de bouteilles). Ce système pénaliserait les actuels « vins de pays » indiquant leur cépage sur l’étiquette. Ils pourront toutefois se réunir sous une nouvelle bannière régionale, « vins de territoires », représentant les grands bassins de production (Bordeaux, Rhône, Provence, Loire, etc.) et plutôt destinés à l’exportation. « C’est bon pour clarifier l’offre, le consommateur de base ne fait sans doute pas une grande différence entre une AOC de Loire et un vin de pays du Val de Loire », estime pour sa part Patrice Laurendeau, président d’InterLoire. Les échéances vont se multiplier. Dans quelques années, les droits de plantation, voire d’irrigation, seront libéralisés, un virage attendu depuis plusieurs années. Reste que les exportations françaises se redressent actuellement. Une bonne nouvelle qui pourrait, paradoxalement, freiner les envies de réforme de la France du vin.

Benoist Simmat

-  extrait d’un article publié sur le site internet de infowine

DIRECTIVE INAO/CAC SUR LA DEGUSTATION D’AGREMENT DES VINS :

POUR DES AOC AUTHENTIQUES, RESPECTONS LE DROIT AU GOUT DE CHACUN

DIRECTIVE INAO/CAC SUR LA DEGUSTATION D’AGREMENT DES VINS :

POUR DES AOC AUTHENTIQUES, RESPECTONS LE DROIT AU GOUT DE CHACUN

Sur le site de l’INAO ont été publiées récemment des directives du CAC précisant les modalités d’agrément. L’une d’entre elles retient particulièrement mon attention : elle concerne les examens organoleptiques. Elle est datée du 4 octobre 2007, mais n’a été publiée qu’en janvier 2008 :

« Une commission d’examen organoleptique doit réaliser un examen d’acceptabilité des produits en vérifiant par des tests leur appartenance organoleptique à une famille de produits. »

J’ai toujours exprimé mon accord avec le cœur de la réforme des AOC : transférer le centre de gravité de l’agrément en amont, sur les conditions de production et de vinification, pour passer d’un agrément produit à un agrément opérateur. Mais j’ai toujours pensé également que si la conception de la partie organoleptique de l’agrément, dans ses fondements, restait la même qu’auparavant, centrée autour d’une conformité à une typicité organoleptique, ce serait une profonde erreur qui pourrait remettre en cause toute la réforme.

Donc, contrairement à ce que de très nombreux vignerons en attendaient, l’acceptation organoleptique des vins resterait basée, même si le terme n’est plus utilisé, sur la « typicité organoleptique », c’est à dire sur des critères « positifs ». S’il est jugé conforme organoleptiquement, sur des critères de conformité à des goûts, le vin est accepté. S’il n’appartient pas à une « famille organoleptique », il est rejeté. Mais sur quelles bases peut-on définir une famille de produits d’appartenance organoleptique commune lorsqu’on sait la formidable diversité des vins, des terroirs et des hommes au sein même d’une appellation ? Pour mettre un terme aux dégustations aux cadres flous et parfois par trop arbitraires, nous attendions que la dégustation ne puisse aboutir à une sanction qu’en cas de défaut avéré, c’est à dire une sanction par la négative, et avec une possibilité de recours, principe de droit élémentaire.

Cette directive du CAC me semble contraire à ce que nous disent aujourd’hui les sciences et la sociologie du goût. Plus grave, elle met en cause toute la validité, l’acceptabilité de la réforme, que la dégustation concerne 1% ou 30% des vins. Car ce n’est pas un problème de quantité, c’est un problème de conception qui met en cause la capacité des vignerons de notre pays à répondre aux enjeux mondiaux du vin, sur quelque segment de marché que ce soit. C’est une menace directe sur la liberté d’entreprendre de nos domaines viticoles. C’est une menace directe sur la capacité des vignerons français à proposer au marché mondial d’authentiques vins de terroir. C’est enfin une atteinte directe à un droit élémentaire de chaque être humain : la reconnaissance et le respect de son caractère unique, en particulier le droit au respect des goûts de chaque individu.

L’appellation d’origine contrôlée est un devoir et un droit collectifs, fruit d’une longue culture collective, dont l’exemple aujourd’hui fait le tour du monde. Mais les droits et devoirs collectifs ne peuvent s’appliquer à des critères de discrimination positive du goût, sous peine d’atteinte à des libertés fondamentales.

-  la liberté d’entreprise : dans le segment des vins de région, des vins de volume, qui ne répondent pas à des critères d’exigence d’expression de terroir (crus, parcelles), chaque entreprise viticole doit absolument pouvoir avoir la liberté, sous condition du respect du cahier des charges de la production, d’obtenir des vins d’assemblages visant leurs marchés spécifiques. Vouloir imposer un goût de référence reviendrait à vouloir appliquer le caractère collectif incontournable de l’AOC à un domaine (le goût) qui n’en relève pas du tout, aboutirait à imposer une standardisation des techniques, et un marché de monopole, car la diversité des apports sur une aire régionale est telle que personne ne peut prétendre définir une seule expression de référence sans porter atteinte à cette liberté d’entreprise.

-  la capacité de la viticulture française à garder et gagner le marché des vins de terroir est aussi directement menacée. Ce segment haut de gamme est porteur de l’image des vins français. Il ne pourra le rester que s’il est synonyme d’authenticité, de diversité, d’identités particulières, que s’il ne s’identifie pas à un goût standardisé. Le respect des grands terroirs exige le respect de l’expression de leur identité dans sa variabilité, jusque dans leurs « défauts », sans interventions correctrices lourdes. Variabilité du terroir au sein même de l’appellation, variabilité du millésime, variabilité due à la personnalité du vigneron. Vouloir définir une « famille organoleptique » reviendra inévitablement, puisqu’elle n’est pas l’expression authentique du terroir, à exiger des vignerons, pour qu’ils obtiennent « l’agrément », des interventions correctrices contraires à l’éthique des vins de terroir. C’est la perte assurée à terme de l’image et des marchés des grands vins de terroir français.

-  Le goût unique, « référent », n’existe pas. Le prétendre est une contre vérité scientifique : les chercheurs savent aujourd’hui qu’entre la variabilité génétique individuelle, l’histoire de la relation du plaisir de chacun aux goûts, et les cultures différentes, le « goût » est autant dans ce qui est goûté que dans celui qui goûte, chaque « goûteur » étant, lui, unique.

Comme vouloir définir une « famille organoleptique » par AOC est une impasse scientifique, en imposer une revient dans la pratique à imposer une stratégie d’entreprise particulière à toutes les autres, revient à éliminer la diversité des « goûteurs » et du marché, à nier la complexité de l’identité des terroirs, et le droit de chaque homme à avoir sa propre identité gustative. Quelle est la validité juridique de la notion chimérique de « famille organoleptique ? », dont une étude INAO/INRA elle-même conteste la pertinence ? En résumé, c’est une grave menace pour la crédibilité de la viticulture française.

Contact : Patrick Baudoin sevevignerons@free.fr http://seve-vignerons.fr

-  Indiquant que l’action du Département du Trésor de la semaine dernière qui suspend temporairement la délivrance de nouvelles ’American Viticultural Areas’ (AVA) un "grand coup d’arrêt", le conseil général du ’Wine Institute’ Wendell Lee met en garde que le système des AVA nécessite un examen minutieux.

Bien que l’action du gouvernement est assurément motivé par la demande du statut de AVA de Calistoga (Californie), qui dure depuis quatre ans, la situation - aujourd’hui en plein controverse - va bien plus loin que cette toute petite région du nord de la Napa Valley. L’action surprenante du Bureau du Trésor et de la Taxation (TTB) va mettre a l’épreuve la viabilité du système des (AVA) tel qu’il est actuellement régulé. la suite en anglais

- FIGARO.FR : Les AOC ne seraient plus un gage de qualité

Un tiers de la production viticole ne mériterait pas l’appellation, selon l’UFC-Que Choisir.

L’association de consommateurs s’attaque aux fameuses AOC, les Appellations d’origine contrôlée. Se basant sur l’avis de 75 professionnels de la filière viticole, l’UFC considère que l’AOC n’est plus un gage de qualité. "Grosso modo, 20 à 40% des vins AOC ne méritent pas cette appellation" tempête Olivier Andrault, de l’UFC. Originellement créées pour identifier un produit selon son authenticité et sa typicité géographique, les AOC doivent protéger les savoir-faire et la culture des terroirs français. Implicitement, elles représentent le gratin des vins. Dans les faits, ces appellations seraient bradées et données sans contrôle rigoureux.

-  Actualité du terroir, washingtonpost.com

The Geography of Flavor

Bringing a European Idea Down to Earth : Producers, Farmers Pin Hopes on the Appeal of ’Terroir’

By Jane Black Washington Post Staff Writer Wednesday, August 22, 2007 ; Page F01

It was a risky move back in 2004 for Arlin Wasserman to launch his Minneapolis consultancy, Changing Tastes. His expertise : the esoteric concept of "terroir," a French term that literally translates as terrain but has come to mean the way foods and wine express the soil, climate, culture and tradition of a region. His proposition : show farmers and manufacturers how to sell food based not on price, but on where it comes from and how it is grown.

Americans are familiar with Vidalia onions, Idaho potatoes and Florida oranges. But even in gourmet circles, "people didn’t know what ’terroir’ meant," Wasserman recalled. "So we had to start to use words that made sense to businesses, like ’identity preservation’ or ’geographic identity.’ "

COMMUNIQUE ASSOCIATION SEVE

AOC VINS :

SEVE SOUTIENT L’UFC QUE CHOISIR

-  d’autres réactions sur wine blog

Depuis de nombreuses années, les consommateurs et leurs différents moyens d’expression ont alerté sur la dérive des AOC de vins français. Rappelons qu’en décembre 1995, après d’autres, Que Choisir publiait une enquête (Vins français, la qualité en péril ) remettant en cause de manière très argumentée la qualité des vins et l’authenticité du discours des AOC françaises. Rappelons qu’Alain Berger, directeur de l’INAO alors, déclarait dans cet article « on peut trouver aujourd’hui sur le marché des produits scandaleux auréolés de l’AOC...les AOC représentent maintenant la moitié des vins français en volume. C’est trop, il faut arrêter maintenant . » la suite du communiqué

HOLD UP AUX AOC

(PROPOSITION DE BILAN DE LA STRATEGIE ETHIQUE DE J CAPUS)

Il est temps sans doute d’esquisser un bilan de plus d’un siècle d’élaboration et de mise en œuvre de l’éthique et de la pratique des Appellations d’Origine Contrôlées en France. Les AOC font partie du patrimoine de la France, de son rayonnement culturel international, l’acception actuelle du mot « terroir », mot presque intraduisible en toute autre langue, mais repris partout, en est quasiment l’enfant ; la mise en valeur du rôle de l’origine dans la qualité du vin, la défense de cette origine, est plus ou moins en train de s’étendre partout dans le monde, et à bien d’autres produits agricoles, alimentaires, que le vin. Pourtant, la question ne s’est jamais posée avec autant d’acuité : en 2007, les AOC ont-elles encore un rapport même lointain avec ce que voulaient ses créateurs, parmi lesquels J Capus et le baron Le Roy ? la suite

POUR LA FIN DE L’ADMINISTRATION TOTALITAIRE DES GOÛTS DES VINS AU PROFIT D’INTERETS PARTICULIERS

La réforme des signes de qualité, sous l’égide de l’INAO, est en marche. C’est dans ce cadre qu’est organisée la réforme des Appellations viticoles. Dans le dernier document publié par l’INAO le 18 juillet 2007, on lit :

« IV - L’examen organoleptique La réforme ne modifie pas le principe selon lequel la dégustation est un élément fondamental du contrôle des produits, en particulier pour ce qui concerne les appellations d’origine. Toutefois, la composition de la commission chargée de l’examen organoleptique, doit être telle qu’elle lui assure un fonctionnement indépendant et impartial. Le CAC a ainsi acté le fait qu’elle devait comprendre les trois collèges suivants :

-  experts
-  porteurs de mémoire du produit

-  usagers du produit, commerce alimentaire, consommateurs, toute personne proposée à l’ODG par l’organisme de contrôle,...).

Les dégustateurs seront choisis et évalués régulièrement par l’organisme de contrôle agréé et la formation de ces dégustateurs relèvera de l’ODG Les modalités de désignation des membres de la commission chargée de l’examen organoleptique de même que ses modalités de fonctionnement figureront dans les plans de contrôle ou les plans d’inspection. »

Ce simple paragraphe remet à nos yeux en cause toute la réforme telle que nous la souhaitions. Pour trois raisons essentielles : la suite

SANS INTEGRER RAPIDEMENT LA SEGMENTATION LA REFORME DES AOC SERA UN ECHEC

Nous sommes obligés de le constater lors de cette rentrée, autant dans la Note d’Information du CAC n°1 que dans les deux notes de la CNAOC sur les cahiers des charges et les plans d’inspection/contrôle, les points positifs de la réforme sont menés à mal alors que les aspects les plus discutables en particulier ceux concernant un risque d’uniformisation, eux sont bien en route : la suite

-  PRESENTATION DE SEVE SUR YouTube

Patrick Baudouin - 17.2 ko
Patrick Baudouin

-  Sève a participé les 14 et 15 avril 2007 à une rencontre de vignerons européens organisée par Slow Food à Montpellier.

Le programme était le suivant :

la suite sur le site de Slow-Food

-  LA RECONNAISSANCE DE LA NAPA VALLEY

Les vins californiens, connaissant une forte croissance des exportations dans le monde, partent en quête d’une image territoriale.

Les Etats-Unis, prenant exemple sur le système français des AOC, ont développé depuis les années 1990 les AVA*, permettant de définir les régions viticoles. Cependant, la Napa Valley, à l’expansion florissante, s’est avant tout souciée d’acquérir une reconnaissance qualitative, et non seulement géographique. Ne représentant aujourd’hui que 4% de la production de l’Etat mais 25% de l’économie du vin californien, elle est devenue la première région américaine à obtenir une appellation reconnue par l’Union européenne.

De cette manière, la Napa Valley Vintners Association obtient un statut légal et répond au manque de consensus américain, en imposant certaines obligations afin d’assurer la production d’un vin d’appellation issu d’au moins 85% du vignoble de la région.

* American Viticultural Areas

www.infowine.com

-   « BIODIVERSITE ET VITICULTURE » (18/10/2007) Workshop - ENTAV - ITV France

L’Institut Français de la Vigne et du Vin (ENTAV - ITV France) organise un workshop sur le thème « BIODIVERSITE ET VITICULTURE »

Le jeudi 18 octobre 2007 à 14 h 30 au Millésium d’Epernay (France) pendant le salon Viteff

Le terme « biodiversité », contraction de « diversité biologique », a été introduit au milieu des années 1980 par des naturalistes qui s’inquiétaient de la destruction rapide des milieux naturels et des espèces qu’ils hébergent.

La viticulture est une source de biodiversité par la spécificité des écosystèmes et des paysages qu’elle a façonnés. La grande diversité des espèces et des variétés de vignes dans le monde participe également à une biodiversité ampélographique.

Néanmoins, le développement d’une viticulture intensive a pu contribuer à une réduction de la diversité variétale et parfois à des impacts significatifs sur les écosystèmes associés au vignoble.

Les haies et les zones enherbées, les murets et les terrasses constituent des points d’ancrage du regard qui valorisent les paysages et enrichissent la biodiversité des écosystèmes viticoles.

De nombreux spécialistes français et internationaux de la biodiversité viticole interviendront notamment sur les aspects suivants :
-  Concept et valorisation
-  Préservation de la biodiversité
-  Ampélographie
-  Gestion du sol
-  Aménagement des terroirs.

Participation gratuite Inscription auprès de Caroline DIOUY Institut Français de la Vigne et du Vin caroline.diouy@itvfrance.com Tél. 03 26 51 50 90 - Fax. 03 26 51 50 89 Contact technique : Joël ROCHARD joel.rochard@itvfrance.com

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Sensibilisation formation à la technique des Bois Raméaux Fragmentés

Calendrier 2007 19 Mai 2007 8 Juin 2007 22 Juin 2007 13 Juillet 2007 28 Juillet 2007 11 Aout 2007 25 Aout 2007 J’utilise cette technique, issue des travaux du Professeur Gilles Lemieux (Université de Laval, Québec), qui est la reproduction d’un phénomène naturel d’aggradation des sols de forêt, depuis 2004. Les résultats sont étonnants, dès la première année.

Grâce à la mise en pratique de cette méthode, qui est plus qu’une recette, je cultive des légumes sur les terres exigeantes du Causse de Livernon et depuis 2004, je n’arrose plus les 2000 m² de jardins de la ferme de Pouzat. Ces journées s’adressent aux jardiniers amateurs comme aux professionnels.

A partir de 9 heures : nous abordons la partie théorique de la pédogenèse des sols, nous approchons sa fertilité avec un autre regard, et nous questionnons les rapports sol/plante/travail humain. Nous abordons aussi le rôle de la forêt dans la fertilité des sols. Le repas de midi est « tiré du sac » et pris en commun.

Vers 13heures 30 : nous continuons sur le terrain, dans les champs et en forêt.
-  profils de sol sur des parcelles ensemencées en 2004, 2005 et 2006,
-  profils de sol en forêt et sous bois
-  quelques notions d’agroforesterie, pour nous réconcilier avec l’arbre.
-  les problèmes techniques d’approvisionnement en BRF.

Tarif dégressif pour les groupes à partir de 5.

Individuel la journée : 50€. Possibilités d’hébergement. Pour les groupes stages possibles en semaine Jacky Dupéty, ferme de Pouzat, 46320 Livernon

Téléphone : 05 65 40 46 98

Site : http://fermedupouzat.free.fr

En savoir plus sur la technique :
-   Sur ekopedia
-   Les jardins de BRF
-   En image

-  Projection-Débat : « Les Voix du Terroir »

Un film d’Etienne BESANCENOT & Florent GIROU

« Cep d’Or » au festival Oenovideo 2007

Les voix du Terroir - 20.3 ko
Les voix du Terroir

Mardi 19 juin 2007, 19h00

La Winery Philippe Raoux Rond Point des Vendangeurs - D1 - Arsac en Médoc

Quel avenir pour le « terroir » sur la « planète du vin » ?

Diplômés d’œnologie (Agro Montpellier), Etienne Besancenot et Florent Girou ont parcouru le monde, de mars à décembre 2005, à la recherche de la notion de terroir : 160 personnes rencontrées pendant cinq mois de tournage dans 6 pays : Chili, Argentine, Brésil, France, Australie et Nouvelle-Zélande. Au final, une vingtaine d’entretiens retenus au montage.

Les voies du terroir sont-elles impénétrables ? Une chose est sûre, le terme "terroir" est loin d’avoir une définition unanime : "Du marketing reposant sur rien" (journaliste australien) ; "La base de mon vin, plus mon terroir s’exprime, plus il est haut de gamme" (vigneron alsacien) ; "Croyez-vous que l’on puisse évoquer le terroir avec une irrigation maîtrisée ?" (viticulteur argentin) ; "Le terroir c’est le goût du vin" (propriétaire girondin)... En fait, il semble qu’aujourd’hui, en 2007, cette notion de TERROIR soit tout autant philosophique que vinicole ou viticole.

Une soirée organisée par l’association CEPDIVIN

Avec la participation d’Etienne Besancenot et Florent Girou, réalisateurs du film ; Joël Dupas, vigneron et philosophe ; Jean-Claude Hinnewinkel, directeur du C.E.R.V.I.N, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3. Débat animé par Gérald Mazaud et Eric Pothier, de l’association CEPDIVIN.

Dégustation : « vins de terroir » des protagonistes du film Malbec & Syrah de Marcelo Retamal (Viña De Martino - Chili) Riesling & Pinot noir de Nick Mills (Rippon Winery - Nouvelle-Zélande)

Participation (débat + dégustation) : 5 euros Entrée libre & gratuite pour les membres de Cepdivin

Renseignements : 06 82 21 95 76 / cepdivin@cepdivin.org

Pour en savoir plus

Centre d’Etudes Pluridisciplinaires Des Imaginaires du VIN- CEPDIVIN www.cepdivin.org

-  Pour participer à l’Assemblée Générale , ADHEREZ !


-  Pour que les vins d’AOC soient vraiment l’expression des terroirs.

-  Pour que la viticulture respectueuse de l’environnement ne soit pas noyée dans la réforme.

-  Pour rester en lien avec d’autres vignerons vivant les mêmes réalités .

-  Vous n’êtes pas vigneron, mais vous souhaitez adhérer ?

c’est ici

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-  COMMUNIQUE DE PRESSE SEVE 2 FEVRIER 2007

LES VIGNERONS DE SEVE S’ADRESSENT AUX CONSOMMATEURS

Non à l’opacité du produit-vin ; du respect ! de l’exigence !

Aujourd’hui, plus que jamais, les vignerons ont besoin du soutien des consommateurs pour réformer l’offre du vin en France, et en particulier l’offre de vins AOC.

Les vignerons ne doivent pas oublier les droits des consommateurs !

Plus que jamais, en effet, les acheteurs et les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils achètent, ce qu’ils boivent, de connaître l’empreinte environnementale de ce qu’ils consomment : les vignerons d’ AOC doivent mobiliser la société civile autour de leur éthique et de la poursuite de leur projet.

La réforme des AOC en France est en marche depuis plusieurs années. Elle est souhaitée depuis les premières heures par les vignerons de SEVE et notamment derrière René Renou, son initiateur, aujourd’hui disparu. Leur proposition porte : sur la resegmentation de l’offre des vins français en créant une catégorie de vins d’AOC exigeants quant à leur mode de production et exprimant nécessairement le terroir dont ils sont issus ; et sur l’agrément, un des outils de cette réforme. L’agrément doit avant tout être la reconnaissance de l’aptitude d’un domaine, en partant du terroir, du travail à la vigne et à la cave, à produire un véritable vin d’AOC, un vin de terroir. La dégustation devient aléatoire dans l’agrément et doit être soumise à d’autres critères que la standardisation organoleptique.

Cette réforme, votée le 2 juin 2006, était en bonne voie d’aboutissement. SEVE espérait que l’Etat prendrait ses responsabilités de gestion patrimoniales et stratégiques de l’AOC.

Or, depuis décembre 2006, l’Etat a pris l’orientation de réformer le cadre de fonctionnement des AOC plus que les AOC elles-mêmes. La réforme de l’Inao a été lancée par l’ordonnance du 8 décembre 2006 : la segmentation semble passer au second plan derrière une réforme de structure qui transformera les syndicats d’appellation en Organismes de Défense et de Gestion (ODG).

Le décès de René Renou et le refus de l’Etat de prendre ses responsabilités en fixant un cadre national à la segmentation ont pour conséquence l’explosion dudit cadre des appellations. Les situations sont certes contrastées selon les régions et les appellations, mais aujourd’hui le concept même d’AOC est explicitement menacé, au profit d’une politique de marques, en particulier sous l’impulsion de certains responsables professionnels.

SEVE APPELLE LES VIGNERONS à s’investir au maximum dans la mise en place des ODG, dans la réforme de l’agrément, dans la définition des nouveaux Règlements Techniques d’Habilitation en faisant tout ce qui leur est possible pour que ces réformes aboutissent à rétablir l’Exigence de l’AOC : car elles proposent, cependant, des outils qui peuvent être opérationnels dans ce sens.

SEVE soutient les vignerons qui veulent mettre en place ces ODG au plus près du terroir.

SEVE APPELLE LES CONSOMMATEURS À EXIGER LA TRANSPARENCE

ET LA LISIBILITE DE L’OFFRE VINS EN FRANCE

Contact

Président de SEVE : Marc Parcé 06 80 01 75 76

larectorie@wanadoo.fr et www.seve-vignerons.fr

-  LES POSITIONS DE SEVE SUR LA REFORME DES AOC

La réforme de l’INAO et des AOC a été lancée par l’ordonnance du 8 décembre 06 portant sur « la valorisation des produits agricoles... » et le décret d’application du 07/07. L’INAO a organisé des réunions d’informations, son site met à disposition les règles, la procédure, les délais. Tous les vignerons vont devoir se positionner.

L’association Sève, attentive à l’évolution de la réforme et soucieuse du respect de l’esprit de Joseph Capus fait des propositions ici

-  L’Institut National de l’origine et de la qualité a souhaité apporter aux opérateurs et structures investis dans les différents signes d’identification de la qualité et de l’origine des produits agroalimentaires, une information directe sur le dispositif de gestion de ces signes sous l’égide du nouvel Institut.

Compte tenu des délais très courts de mise en œuvre des nouvelles dispositions, une série de réunions a été organisée au cours du mois de janvier 2007, dans différents lieux (Paris le 15 janvier, Rennes le 16 janvier, Dijon le 18 janvier, Aix-en-Provence le 23 janvier, Clermont-Ferrand le 25 janvier et Agen le 30 janvier).

Il a été décidé d’insérer les présentations exposées lors de ces séances sur le site de l’Institut.

Elles sont au nombre de 4 :

-  L’ordonnance du 7 décembre 2006 et son décret
-  L’organisme de défense et de gestion
-  Le contrôle des SIQO
-  Accréditation des organismes de certification et d’inspection, intervenant dans le cadre de la certification de produits agricoles et alimentaires sous appellation d’origine, présentation effectuée par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) le 15 janvier 2007 : 1ère partie 2ème partie 3ème partie

source : www.inao.gouv.fr

-  Conférence au Parlement Européen à Bruxelles le 29 novembre : "Appellations, mondialisation et développement durable"

Cette conférence était organisée par l’Association pour la Promotion de l’Alsace, en présence de Joseph Daul, Président de la Commission de l’Agriculture et du Développement durable du Parlement Européen, de K Batzeli, Député et rapporteur, d’Astrid Lulling, Présidente de l’intergroupe viti-vinicole du Parlement Européen, de R. Mildon, direction générale de l’Agriculture de la Commission Européenne, de vignerons, de journalistes, de professionnels du vin...

Jean Michel Deiss et Patrick Baudouin y représentaient Sève, et y ont exposé ses points de vue, rappelant la réforme voulue par René Renou, la nécessité de la segmentation des AOC, l’atout pour la France et l’Europe de la viticulture de terroir, le lien indissoluble de cette viticulture à la préservation de l’environnement, la résistance de la profession aux réformes, le refus de Sève de faire de l’Europe le bouc émissaire de la crise viticole, la nécessité de la transparence vis à vis des consommateurs, la nécessité de piloter la compétitivité par l’éthique, le contenu culturel de l’AOC... Les responsables du Parlement et de la Commission ont exposé l’état de leurs travaux et le calendrier décisionnel de la réforme de l’OCM vin.

Le débat, en présence d’une centaine de personnes, journalistes, cavistes, distributeurs, parlementaires,.... a été très ouvert et intéressant, et donne des perspectives pour poursuivre au niveau européen le travail de Sève. Le compte rendu de cette rencontre

-  Marc Parcé à Turin lors de la cloture de Terra Madre le 30 octobre dernier rappelai que : "Nous avons le devoir parce que nous avons pendant de nombreuses années mis au point cette construction à la fois sociale, humaine, environnementale appelée AOC, et qu’elle a permis l’élaboration des vins parmi les meilleurs du monde, nous avons le devoir, nous paysans européens de travailler à la remise en valeur des productions d’origine en leur redonnant une fiabilité et un crédit qu’elles ont perdu par laxisme et laisser-aller , parce que cette démarche que nous avons expérimentée avec succès durant de nombreuses années, est universelle dans sa conception et sa philosophie, elle ne nous appartient pas ou plutôt elle appartient à tous les paysans du monde dont le travail ne pourra être respecté sur un marché mondial qu’à travers

cette notion qu’il produise du thé en Inde ou du vin sur les rivages de la méditerranée (...)" La veille, des représentants de Seve se retrouvaient avec des vignerons européens dans le but de : "renforcer les liens qui nous unissent et créer un réseau de vignerons qui puisse permettre d’approfondir nos savoirs, à travers un échange de connaissances apprises lors de nos expériences respectives"

-  POUR LA RENAISSANCE DES AOC, AYONS LE COURAGE DE REFORMER !

Depuis plusieurs mois, les vignerons entendent parler de réformes ou de projet de réformes concernant leur activité tant au niveau français qu’européen . Aujourd’hui nous ne sommes plus au stade de projet, plusieurs "chantiers" de réformes sont en marche et les syndicats de cru sont appelés à se prononcer et à s’orienter dans des directions qui peuvent être fort différentes. Quels sont les enjeux, quels sont les éléments d’espoirs ou au contraire les craintes quant à ces réformes .

Le premier point à noter c’est le fait qu’au même moment il y au moins quatre niveaux de réforme : 1) la réforme de l’ OCM , 2) la réforme des AOC suite à la décision du Comité National de l’INAO du 2 juin et la réforme de l’agrément, 3) la mise en place de l’AOC régionale et enfin 4) la disparition des syndicats de cru remplacés par les ODG et les OIA . Quatre ou cinq réformes à quatre niveaux différents : européen, national, régional et local . Par Marc Parcé, Président de Sève, Septembre 2006.

-  ATOUTS ET LIMITES DE L’AOC

Force est de constater qu’aujourd’hui, l’AOC pour les vins ne rime pas forcément avec qualité et que le mot "terroir" est devenu un porte drapeau commercial...Dans le vaste monde du vin, la transparence n’est pas de mise pour les consommateurs qui ont souvent du mal à s’y retouver

la suite de l’article de Aymone Vigière d’Anval dans le mensuel SAVEUR

-  LE TERROIR A T’IL UN AVENIR ? Université de la Vigne et du Vin Pays Corbières & Minervois 1ère édition

27 octobre 2006 à Ferrals-les-Corbières

Soutenir et valoriser le secteur viticole, tels sont les objectifs que se fixe le Pays Corbières & Minervois à travers cette Université de la Vigne et du Vin. Cette nouvelle manifestation se veut un outil pour donner des perspectives concrètes aux viticulteurs. Lieu d’analyse et d’échanges, elle explorera les problématiques du monde viticole et ses évolutions techniques, commerciales, réglementaires et sociales avec l’ensemble de la profession. Egalement ouverte au grand public, cette manifestation réaffirmera la valeur culturelle de la vigne et du vin dans notre Pays. Des expositions et des projections transmettront une image contemporaine de la viticulture et des hommes et des femmes qui la font vivre. Enfin, le « bar aux mille vins » permettra de découvrir et promouvoir la diversité et la qualité de nos productions. L’Université de la Vigne et du Vin est pour nous une promesse d’avenir, car nous croyons que la viticulture reste une force économique et un élément d’identité de premier plan pour le Pays. Nous espérons donc que cette première édition permette de développer une dynamique dans un esprit de solidarité et d’efficacité. Eric Andrieu Président du Pays Corbières & Minervois « Maison Gibert » 24 Boulevard Marx Dormoy - 11200 Lézignan-Corbières

TEL : 04 68 27 88 10 Port : 06 08 40 82 47 FAX 04 68 27 62 47

@ Emmanuelle Benson : pays.corbieres.minervois@wanadoo.fr

Anne Laurent :developpement.corbieres.minervois@w...

Franck Loyat : culture.corbieres.minervois@wanadoo.fr

Hinda Majid : accueil.corbieres.minervois@wanadoo.fr


-  La Confédération paysanne publie un excellent document :

Les Frontières du Vin, décriant l’utilisation abusive de la pharmacopée et des techniques oenologiques sous AOC. Ces techniques ayant pour conséquence de niveler la qualité vers le bas et la perte d’identité des vins de terroirs, au profit de goûts commerciaux et standardisés. La presse réagit déjà : Réussir Vigne (n°122 Septembre 2006 page 23).

-  Colloque d’Amboise les vignes OGM, des hybrides et de la sélection en viticulture avec le président du centre INRA de Colmar, M. Jean Masson. Un sujet brûlant d’actualité.

l’alimentation de la vigne et de sa résistance aux maladies avec une sommité mondiale, M. Mario Fregoni, chercheur, spécialiste des indices bioclimatiques, titulaire de la chaire de viticulture à l’université de Piacenza (Italie), vice- président de l’Office international de la vigne et du vin (OIV).
Le compte rendu de ce colloque organisé par la Confédération Paysanne est maintenant disponible ici

-  LIBERATION DU 19 AOUT - "Fines gueules"

Portrait de Marc Parcé, vigneron à Banyuls et président de Sève, dans Libé du samedi 19 août signé Pascale Nivelle

-  « Des goûts, des vins »La Journée Vinicole 17 août 2006

Le DVD du colloque dorénavant disponible Le colloque « des goûts, des vins », organisé en août 2005 par les Syndicats des crus Banyuls et Collioure, l’Association SEVE, avec la participation de l’INAO et du président de son Comité Vins, René Renou, a permis d’apporter une réflexion de fond sur la réforme de l’agrément, en particulier sur la dégustation. « Que disent les scientifiques du goût ? Le goût est-il dans le vin, la tête, les papilles de celui qui goûte ou dans la combinaison variable des deux ? Peut-il y avoir un « goût de l’appellation » ? Le DVD du colloque est maintenant disponible, contre un chèque de 15 euros, en le commandant à :
Syndicats des Crus Banyuls et Collioure - 56, avenue du Général de Gaulle - 66650 Banyuls sur Mer.

-  L’agrément des vins en AOC la typicité, le goût sont des notions aujourd’hui remises en cause. Sur ces sujets, et quelques autres SEVE et le Syndicat des Vins de Collioure font le point et se tournent vers les scientifiques .

Plus de détails et commande du DVD.

(GIF)

Avec la participation de René Renou
Président du Comité National de l’INAO

Patrick Mac Leod
Président de l’institut du goût, ancien directeur du Laboratoire De Neurobiologie sensorielle de l’Ecole Pratique des Hautes études

André TCHERNIA
Historien, Spécialiste de l’Histoire ancienne et des textes grecs et latins

Marc DANZART
Enseignant à l’ENSIA

Gérard BOESCH
Vice-président du comité National Vin de l’INAO

Yves CADOT
Inra Angers

Maurice CHASSIN & Jean-Michel DURIVAULT
CQFDégustation

Dominique VALENTIN
ENSBANA DIJON

Marc PARCE
Président du Syndicat du Cru Collioure

Patrick BAUDOUIN
Vigneron & vice-président de l’association SEVE & du public

Débat animé par : Frédéric BROCHET
vigneron, enseignant chercheur à la faculté d’œnologie de Bordeaux

Renseignements et commande à :

Syndicat des Crus de Banyuls et Collioure
56 avenue du Général De Gaulle
66650 Banyuls Sur Mer
cru.banyuls@wanadoo.fr


-   le rapport inra cemagref : " La gestion des questions phytosanitaires est à réenvisager plutôt sous l’angle de la "santé des systèmes de culture" que du point de vue de la "lutte contre les ennemis des cultures".

Les progrès dans la protection des plantes ont largement contribué à l’augmentation des rendements et à la régularité de la production. Les pesticides chimiques de synthèse, faciles d’accès et d’emploi, relativement peu chers, se sont révélés très efficaces et fiables dans un nombre important de cas, sur de grandes surfaces(...) Or cette utilisation élevée de pesticides est remise en question par la prise de conscience de leurs impacts négatifs sur l’environnement, voire sur la santé de l’homme, qui se traduit par un renforcement progressif de la réglementation

L’actualité de SEVE à travers les colloques :

-  22/23 sept 2006 : Forum Planète Terroirs Laguiole/Aubrac / UNESCO Les terroirs et les produits de terroir constituent un vaste patrimoine culturel et biologiquedont la diversité est essentielle dans le contexte de standardisation et d’uniformisation engendré par la mondialisation des échanges

-  http://www.terroirsetcultures.asso.... Aujourd’hui, la question de l’uniformisation des cultures est clairement posée. Le puissant mouvement qui tend à tout englober dans un grand élan, annulant les frontières et gommant les différences, nous interroge. Faudra-t-il désormais, de Tokyo à Stockholm et à Buenos Aires, s’habiller pareil, regarder les mêmes films, consommer les mêmes produits ? Heureusement non. La réalité est autre, plus riche et plus complexe. Car au même moment, on s’aperçoit que, les terroirs, d’ici ou d’ailleurs, n’ont jamais été aussi vivants.

-  2/7 juil 2006 : Colloque Terroir ENITA Bordeaux / Languedoc
-  6 juil 2006 : Biodiversité, OGM, sélection génétique des vignes Amboise e VIe Congrès International des Terroirs Viticoles a été organisé par l’ENITA de Bordeaux et le Syndicat Viticole des Coteaux du Languedoc du 2 au 7 juillet 2006. La première partie, consacrée à l’étude scientifique des terroirs, s’est déroulé au château Giscours , du 2 au 5 juillet 2006

-  L’Association CEPDIVIN lance son ouvrage "Le vin dans ses Oeuvres", car le vin est "une boisson vecteur de notre civilisation" Le Centre d’Etudes Pluridisciplinaires Des Imaginaires du VIN - CEPDIVIN, est une association scientifique et culturelle qui a pour objet de favoriser l’étude et la connaissance des images et représentations littéraires, artistiques et socioculturelles de la vigne et du vin.


DECES DE RENE RENOU, Président de l’INAO.

LA REFORME DES AOC SE POURSUIVRA

René Renou vient de nous quitter subitement lundi dernier. Les vignerons de SEVE l’ont encore rencontré la semaine dernière, afin de travailler sur la réforme des AOC françaises, ce combat qui lui était si cher.

Pour plus d’infos :

-  le communiqué de SEVE.

-  le communiqué de presse de l’INAO

-  Ses amis et la presse lui rendent hommage (et parlent de SEVE) : Jacques Berthomeau, La Journée Vinicole, Ouest France, le site vinsdeloire.info, Pierre Aguilas, L’Association Nationale des Elus du Vin, le Directeur du Cabinet du Ministre de l’Agriculture, le Président du Conseil Permanent de l’INAO


-  L’INAO décide de segmenter l’offre de vins français en deux catégories. Une décision historique dans l’histoire des AOC

-  Le préfet POMEL a publié son rapport pour "réussir l’avenir de la viticulture française". A lire d’urgence...

-  Pesticides : Un plan qui confirme le peu d’ambitions de notre gouvernement en matière de protection de l’environnement et de la santé


OBJECTIFS de SEVE

-   L’appel du Président de SEVE à la mobilisation des vignerons de Sève dans la situation actuelle

-   Notre Credo : Refonder les AOC Françaises

-   L’Appel d’Angers


Contact :

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